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Puisse le sort vous être… Légendaire (ch.1 partie3)

fleurdejade

Posté par fleurdejade, le 11 octobre 2021


7 commentaires

Un monde à feu et à sang. Une guerre sans merci. Un monde en dictature. Un jeu... de la faim.

Razzia

C’est ma petite sœur, Sheyla, qui m’a réveillé. Elle était inquiète, mais ne voulais pas le montrer. Même si… Disons qu’un ouragan, ça na passe pas inaperçu. Et non, ce n’est pas une façon de parler. Ma sœur est une magicienne de la météo, et la fait changer selon son humeur. En l’occurrence, elle est totalement paniquée. Mais, elle fait des efforts pour éloigner les vents monstrueux, et ça se voit. Elle les éloignes au fur et à mesure qu’elle se calme. Je m’approche d’elle et passe un bras autour de ses épaules tremblantes.

– Sheyla, je lui demande doucement, tu as bezoin d’aide ?

– Razzia, répond-t’elle, Razzia, j’ai peur. Je voudrais être forte comme toi, mais je n’y arrive pas.

– Sheyla, z’est tout à fait normal d’être effrayée.

– Oui, mais toi, tu n’as pas peur comme moi. J’essaie, mais je n’arrive pas à rester de marbre.

– Tu crois que ze zuis zerein, moi ? Enfin zœurette, tu n’as rien remarqué dans ma voix ?

– Tu… Tu zozotes.

– Et pourquoi ze zozote ?

– Je ne sais pas…

– Quand est-ze que ze zozote d’habitude ? Quel est l’élément déclencheur de mon zozotement ?

– Hem… Je… La peur… Je crois…

– Oui, z’est bien za ! Quand ze zozote, z’est touzours car ze zuis inquiet ! Donc, tu crois touzours que ze ne zuis pas ztrezzé par l’annonze de l’Expiazion ?

– Non. Mais, toi au moins, tu ne provoques pas de tornades à la moindre inquiétude.

– Moi, ze… Bon d’accord, mes pouvoirs ne zont pas auzzi voyants, mais za ne chanze rien. Z’ai moi auzzi mis du temps à les contrôler. Et les miens étaient encore plus voyants que les tiens, ze te le zure !

– Mais tu as vite appris à… à…

– Les contrôler ? Oui et non. Tu zais Sheyla, le pouvoir de métamorphoze est autant un fardeau que zelui de la météo.

– Oui, mais…

– Non, Sheyla. Ztop. Quelle heure est-il, z’il te plaît ?

– L’heure de l’annonce.

– Très bien. Z’est parti. Tu es prête ?

– Reste avec moi.

– Touzours.

J’allume la télévision, et le seau du Capitole apparaît à l’écran. Claudius Templesmith commence l’annonce :

– « Bonjour Panem ! Comme vous le savez tous, l’annonce de l’Expiation se fait au dernier moment cette année, pour ménager le suspense ! Mais je ne veux pas vous faire attendre plus longtemps, voici la 4ème Expiation ! Comme le président Snow est très occupé, je me chargerai moi-même de l’annonce ! Oh oh ! Ainsi donc, cette année, les tributs seront moissonnés parmi les enfants ayant des pouvoirs… hors du commun ! Eh oui, cette an… »

Sheyla, tremblante de la tête aux pieds, la télécommande à la main éteint l’écran et se laisse glisser au sol pendant que, dehors, des vents violents soufflent furieusement.

– Razzia… Le maire connaît mes pouvoirs… Papa et maman lui ont dit à ma naissance… Je fais partie du tirage au sort…

– Du calme Sheyla. Ze ne les laizzerais pas t’emmener. Ze te le promet.

– Je t’aime Razzia.

Tandis que dehors, dans le district 10, la tempête faisait rage, dans la maison, l’atmosphère était douce et familiale, chargée d’amour fraternel.

– Ze t’aime auzzi Sheyla.

Ténébris

Je suis un être de la nuit. Et je suis insomniaque. Somme toute, je ne dors pas. De plus, j’aurais trop craint de m’assoupir, et de me réveiller entourée de Pacificateurs. Une flagellation en public, voilà ce qu’il faut au Capitole et au district 12 pour bien commencer la journée. Quelle bande d’ordures ! Je les hais ! De toute façon, en ce moment je déteste tout. Cette Moisson me rend bien plus nerveuse que je ne voudrais l’admettre. Si seulement je connaissais l’Expiation. Je serais beaucoup plus détendue. Ou pas, d’ailleurs, mais au moins, je saurais ce qui m’attends.

Mes vêtements sombres se fondent dans la nuit noire. Je suis invisible. Je ne risque pas de me faire repérer par les Pacificateurs. Très bien. La fête peut commencer. Je craque mes doigts, détends mes phalanges, et fonce vers la maison du maire. Porte d’entrée, serrure fermée. Ce n’est pas ça qui va m’empêcher d’entrer. Mes doigts jouent avec la serrure, et, cette dernière finit par se briser. Ce ne sera pas la première serrure que le maire Undersee devra faire réparer, par ma faute. Un sourire traverse mon visage, et rapide comme une ombre, j’entre dans la maison. En deux temps, trois mouvements, une partie de la nourriture est dérobée, et emmitouflée dans mon sac.Parfait. Maintenant, je peux m’attaquer… à l’argent.

Alors que je m’approche de la salle du coffre, je trébuche sur une ficelle tendue entre deux murs. Elle n’y était pas il y a deux jours, la dernière fois que je suis venue. Je réalise, une seconde trop tard, qu’il s’agit d’un piège ! L’alarme retentit dans la maison. Je laisse tomber mon sac, remonte la capuche de ma cape pour cacher mon visage, et me précipite vers la porte. Je fais un crochet par la cuisine, et attrape un couteau. D’ordinaire, j’en ai toujours un sur moi, mais cette nuit, je l’ai laissé à la maison, persuadée que je n’en aurait pas besoin. J’ai eu tort. Je cours de toutes mes forces, mais c’est insuffisant, d’ici quelques secondes, je serai cernée. Plutôt que de sortir par la porte d’entrée, je m’apprête à sauter par la fenêtre du salon, quand, un jeune Pacificateur me coupe la route. En me voyant, il fait mine de crier, pour ameuter les autres, mais, il n’a pas le temps. Je lui saute à la gorge, priant pour qu’il ne me donne pas de raison de le tuer.

– Ferme la, si tu tiens à la vie, je siffle, entre mes dents serrées.

Il acquiesce lentement. Malgré le silence forcé de ce Pacificateur, toujours plaqué au sol, ses conjoints arrivent, et en masse, je l’entends. Celui-ci veut appeler à l’aide, mais je ne lui laisse pas un instant de répit. Les autres soldats jaillissent de tous les côtés, mais la voie vers la fenêtre est encore accessible. Cette fois je n’ai pas le choix.

– Pardonne-moi. je murmure au jeune, toujours à ma merci, Je ne voulais pas.

– D… de quoi parles-tu, c… criminelle ? rétorque-t’il, les voies respiratoires compressée par mon poids, Je… Lâche… moi ! P… par pitié !

Je baisse les yeux vers le couteau que je tiens, serré dans ma main droite. Il suit mon regard, et comprend. Il ferme les yeux, et attend que je porte le coup qui lui ôtera la vie. Je passe mon doigt sur la lame, finement ouvragée. Le bout est recourbé. Il devait servir à vider la viande. Quand je retire mon doigt, le sang perle. Je caresse le manche en bois du pouce. J’inspire un grand coup et lève l’arme à la lumière de la lune, qui filtre par la fenêtre en arcade. Tous les Pacificateurs comprennent ce que je compte faire. Sauf qu’il est encore une fois trop tard. J’expire. L’arme fend l’air, avec un léger sifflement et s’abat, produisant un bruit sinistre sur la gorge du jeune homme. Il tressaille, s’accrochant désespérément à la vie, et rend son dernier soupir. Je m’en vais, jetant un dernier regard en arrière, abandonnant les Pacificateurs à leur ami décédé.

Plusieurs heures plus tard, sur la place du village, j’attends l’annonce, quand soudain, le chef des Pacificateurs, Thread, m’empoigne, et me traîne de force jusqu’à l’hôtel de Justice. Une fois arrivés là-bas, il m’assied de force dans une chaise. Il allume la télévision de l’entrée, et, à l’écran, apparaît Claudius Templesmlth. L’annonce a déjà commencé, mais pas de beaucoup ;

– « … est très occupé, je me chargerai moi-même de l’annonce ! Oh oh ! Ainsi donc, cette année, les tributs seront moissonnés parmi les enfants ayant des pouvoirs… hors du commun !

– Alors ma belle ? me lance Thread, en éteignant le poste, Prête à crever dans l’arène ?

– Mais… Je n’ai pas de pouvoirs… Je n’ai rien de magique.

– Oh, mais… ça, ça peut très bien s’arranger ! Ha Ha Ha !!!

Je crois que je vais avoir mal. Et peur. Très peur. Surtout peur.

Les cités :

@Petit-Elysio

@-Danael

7 commentaires

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  1. Bonjour ! Ce nouveau chapitre, est vraiment plus long que les autres… Bon, ce n’est pas grave, je n’ai pas dépassé le nombre limite de caractères. J’espère que ce chapitre vous plaît ! Comme toujours, si vous avez des questions, n’hésitez pas ! Ou même si vous voulez demander à être cité ! Merci et bonne lecture !
    fleurdejade

  2. Super cool ce chapitre !
    Je ne trouve pas Ténébris si violente moi, à sa place, je lui aurai vidé le… Quoi ? Oh pardon ! hi hi !
    Non plus sérieusement, continue, c’est génial !

    • Merci beaucoup ! Non, moi, à la place de Ténébris, j’aurais commencé par lui arracher la… On se calme !
      Hum… Bref… Merci de suivre ma fanfiction !

  3. Deux chapitres d’un coup ! Ah c’était vraiment super à lire !
    Je trouve toujours le style d’écriture asser bien. J’ai juste l’impression qu’il y a des répétitions par ci par là, mais je ne suis pas sûre ^^,
    En tout cas j’ai vraiment hâte de lire la suite, super chapitres !

    • Merciiiii ! Pour ma défense, dans un contexte ou plusieurs termes ne sont pas évoqués, et ou un seul mot est accessible, Pacificateur, par exemple, c’est compliqué de ne pas faire de répétions ! Mais je ferais attention !
      Le chapitre 2 (partie 1) ne va pas tarder !

  4. Je suis pas experte en la matière en écriture mais pour moi t’est réglo sur l’orthographe et sur la syntaxe. C’est assez rare et c’est ça qui m’as plu !
    Je pense que Ténébris aurait du … mais pas de violence en public. Et pour le problème des répétitions tu peut donner deux surnoms aux Pacificateurs : le premier, l’officiel genre les Pacifs et le second injurieux (district 12) genre les punaises. C’est juste des idées comme ça …
    En tout cas continue cette série superbe !

  5. Merci énormément ! Je me relie toujours plusieurs fois sur mes fanfic’ pour éviter les éventuelles erreurs ! Je suis contente (et un peu fière quand même) que mon histoire te plaise ! Merci pour ces conseils ! Pas de violence, on se calme !