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Shimy28

Posté par Shimy28, le 25 juillet 2016


5 commentaires

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Le dernier hôpital était enfin en vue. Il s’appelait Hôpital Cimiez. J’allais enfin savoir si ma mère était blessée. J’espérais de tout cœur qu’elle ne le soit pas. Même si elle n’avait jamais été très présente, elle restait ma mère. Toujours autant de monde, toujours autant de journalistes et toujours autant de blessés. L’attente était insupportable. Je tremblais de tous mes membres. J’avais envie d’hurler de torpeur.

Une journaliste se rapprocha de nous. Sheilynia l’envoya gentiment balader. Je la remerciai de mon regard brillant. Notre tour arriva enfin. La dame fit la même démarche que dans les autres hôpitaux. Ma mère n’avait sûrement pas été identifié. C’était moi qui avait récupéré toutes ses affaires. Après avoir fait les personnes identifiées, elle me montra les images des blessées. Il y en avait tant ! Soudain, je me figeai sur place : j’avais vu le visage de ma mère. Elle avait donc été blessée. Comme je ne disais rien, la dame continua à faire descendre le curseur.
-Arrêtez madame ! la stoppai-je les larmes aux yeux avant qu’elle n’aille trop loin. Remontez s’il vous plaît.
La femme s’exécuta avant que je ne la stoppe une nouvelle fois.
-C’est ta mère ? me demanda-t-elle doucement.
Je hochai la tête tristement. Elle me regarda d’un air désolé. Ce genre d’air, je le détestais. Il signifiait : « je suis désolé mais je ne peux rien faire ». Je lui demandai si je pouvais la voir. Elle m’apprit qu’elle était à présent dans le coma et qu’une infirmière viendrait me chercher. J’étouffai un cri d’horreur. Ma mère, dans l’inconscience ?! Je ne pouvais pas y croire. Après mon père, c’était au tour de ma mère ! Sans rien dire, je partis m’assoir sur un siège. La mère de Regen parla encore quelques secondes avec elle avant de me rejoindre.
-Je suis sincèrement désolée Shimy pour toi. J’espère vraiment qu’elle va sortir du coma.
Je n’avais qu’une envie : fondre en larmes. Mais je ne pouvais pas le faire. Pas devant tout le monde. Pas question que les gens pensent que je sois faible ! Fermant mes yeux pour empêcher mes larmes de couler et en prenant une profonde respiration, je me tournai vers elle en souriant. Un sourire que je voulais être rassurant.
-Vous n’avez pas à l’être. Seul ce fou peut l’être. Maintenant, je sais où elle est. Elle n’est toujours pas morte, c’est l’essentiel.
Une infirmière vint me chercher. Toutes les trois, nous traversâmes les couloirs de l’hôpital. Nous vîmes tant de blessés. Cela me fendit le cœur. Dans quel état allais-je retrouver ma mère ? Ma chère maman, qu’as-tu fait pour mériter te retrouver dans cet état ?
Cette marche, qui me paraissait interminable, se termina enfin. Nous nous arrêtâmes devant une chambre d’où l’on pouvait voir ma mère avec un masque d’oxygène sur le nez et la bouche. Des coups de blessures étaient visibles le long de ses bras et de sa figure. C’était effrayant. Comment pouvait-on être capable de se retrouver dans cet état ? Et surtout pourquoi n’avais-je eu seulement un mal de dos alors que tant de personnes avaient perdu la vie ? Pourquoi étais-je toujours là ? Pourquoi étais-je toujours en vie ?! Pourquoi ?
La voix de l’infirmière me tira de mes pensées si sombres.
-Ma petite, d’habitude, je ne dis jamais ce genre de choses aux enfants mais comme tu n’as plus de famille près de toi, je vais devoir le faire. Excuse-moi si je suis brusque.
Elle soupira avant de reprendre :
-Ta mère a un problème aux poumons. Je ne sais pas d’où cela vient mais je sais qu’elle aurait pu s’en sortir s’il ne s’était pas déclenché.
J’étouffai un autre cri qui reflétait tant d’émotions contradictoires. Ma
mère m’en avait un peu parlé. Comme elle était militaire, elle était allée faire la guerre en Syrie mais ses poumons avaient été endommagés. Dire que sans ce problème, elle serait sur pied ! Je détestais déjà son travail, je le détestais encore plus ! C’était à cause de lui qu’elle était absente ! C’était à cause de ça qu’elle était dans cet état ! De tout mon corps, je le détestais à un point inimaginable. Mais il fallait que je me concentre sur la conversation. Pas question que mes émotions reprennent le dessus !
-Ensuite, elle a été persécuté par le camion et elle a fait un vol plané. Le véhicule ne l’a jamais écrasé. Mais elle est en cours de réanimation à cause de ses poumons défectueux. J’espère vraiment que nous pourrons la sauver. Tu peux entrer la voir mais ne touche à rien.
Bien sûr que je n’allait toucher à rien ! Elle croyait vraiment que j’allais jouer avec ? Sans lui lancer un regard, j’entrai dans la pièce.
Timidement, je marchais vers le lit. Je pris une chaise avant de m’assoir. Je la regardais longuement avant d’oser faire quelque chose. Je lui pris sa main et la serra très fort. Devrais-je lui parler ? M’entendrait-elle ? Je n’en savais rien mais si je n’essayais pas, je ne le serais jamais. Hésitante, je commençai à lui parler :
-Salut maman. Que te dire ? Je ne sais vraiment pas.
Je soupirai. J’étais pathétique. Mais il me fallait continuer.
-Écoute, je ne sais pas si tu m’entendras mais papa est mort. Je sais que tu ne l’appréciais plus mais je tenais à te le dire. La mère de Regen s’occupe bien de moi. Je lui en suis très reconnaissante.
Que dire de plus ? Dire tout ce que j’avais sur le cœur ? Non, elle ne m’aurait jamais écouté en temps normal. Pourquoi cela changerait-il ? Et rester ici, en voyant ma mère inanimée, m’était insupportable. Je voulais clore la visite.
-Je t’aime maman, je t’aime vraiment. Rétablis-toi vite s’il te plaît, tu me manques beaucoup. Vraiment beaucoup.
Une larme coula sur ma joue. Je la séchai avant de lui lâcher sa main et l’informer que j’allais revenir demain.
Je sortis de la chambre, complètement démoralisée. Nous rentrâmes au camping. Là-bas, Regen n’avait trouvé qu’une piste pour la petite Amy. La pauvre enfant avait perdu ses parents tellement jeune ! Se souviendrait-elle d’eux si jamais nous ne les retrouverions pas ? Je ne le pensais pas. Mais n’était-ce pas mieux ainsi ? Aucune douleur à ressentir et aucun regret à avoir.

5 commentaires

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  1. j’espere que la suite sera un peu plus joyeuse

  2. Wahou! Vivement que les choses s’améliorent, parce que là, c’est la déprime totale ! (Je ne vais pas dire que j’ai hâte de lire la suite, car je sais que tu poste très régulièrement, un peu trop même pour mon cerveau assez lent!)

  3. et c’est quand qu’il y a « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »?c’est triste

  4. Merci beaucoup pour tout ces commentaires Ne vous en faites pas, attendez quelques chapitres et la vie de Shimy va commencer à s’éclaircir

  5. Très bien toujours triste et si bien ecrit