Bandeau - Les légendaires
Les légendaires
Legendaires Missions
Les légendaires - Saga
Les légendaires - Parodia
Les légendaires - Origines
Les légendaires - Les chroniques de Darkhell
logo légendaires stories
logo-legendaires-resistance
Sortie du prochain tome dans :

Se relever (5)

Shimy28

Posté par Shimy28, le 20 juillet 2016


8 commentaires

La suite de mon histoire. Plus long que d'habitude, j'espère que vous continuerez à lire mon histoire avec autant de plaisir

Juste après avoir rangé mon portable, j’entendis des coups de feu. Terrorisée, je me jetai par terre par réflexe. La pauvre Amy était bien secouée. Mais elle dormait encore. Un vrai miracle après ce qu’il venait de se passer ! Je me retournai lentement. Un autre coup d’arme à feu. Je compris alors que je n’avais plus rien à craindre pour le moment, j’étais trop loin pour qu’ils m’atteignent. Mais je voulais savoir ce qu’il se passait. Je remontai le plus vite possible vers la route en me forçant à regarder l’endroit d’où venait les coups de feu. Je ne souhaitais pas voir tous ces corps sans vie ou blessés. Cela m’aurait brisé le cœur.
Très loin, je vis des policiers et les secours. La police était armée et tirait sur le camion. J’étais contente. C’était bien fait pour ce fou ! Puis les coups cessèrent. Ils l’avaient sûrement abattu. Sachant que plus rien d’intéressant se passerait, je redescendis vers la plage. J’entendis les secours commencer à s’occuper de dizaines de victimes, mortes et vivantes. Je me cachai derrière un petit bar de la plage. Je ne voulais pas que les secouristes me prennent en charge. Je repartirais avec Regen, Solaris et sa mère, qu’ils le veuillent ou non.
Quinze minutes s’étaient écoulées depuis mon coup de téléphone. Assise, j’attendais patiemment en admirant discrètement la plage, la mort dans l’âme. Je voyais encore les secouristes s’occuper des blessés au niveau du cœur. Amy dormait toujours à point fermé. Ce n’était pas un bébé difficile. Elle était très docile. Je me demandais quel caractère avait cette petite. La mère avait l’air d’avoir un sacré caractère ; elle devait sûrement avoir récupérer ce trait psychologique.
Soudain, mon portable se remit à sonner. Je le pris et répondit.
-Allô ?
-Allô Shimy ça va ? entendis-je Regen à l’autre bout de la ligne.
-On va dire ça.
Au fond de moi, j’étais détruite. J’avais tout perdu : ma famille et mon insouciance. Le seul grain de joie qu’il me restait était la petite Amy que je tenais dans les bras.
-Tu es sûre ? Enfin, je ne vais pas réussir à te consoler par téléphone. Ce serait d’ailleurs une très mauvaise idée. Tu es où maintenant ? Nous, on arrive. On n’est plus très loin.
-Je me trouve sur la plage.
-La plage ?! On va avoir du mal à atteindre ! Est-ce tu peux bouger, te mettre près d’une route ?
-Je vais essayer.
-Ne le fais surtout pas si ça te mets en danger !
-Non pas du tout. Il est passé depuis bien longtemps. Il est mort et tout est calme à présent. Trop calme…
-Je comprends. Si tu n’as pas le courage de le faire, reste sur la plage, ma mère viendra te chercher.
-Non, je pense que je vais y arriver.
-D’accord, on aperçoit au loin la plage !… Mais mais ils sont en train de tout barrer ! Oh non ! Maman essaye de passer !… Désolée Shimy mais ils ont bloqué la Promenade des Anglais ! Bon ça se comprends mais ça ne nous arrange pas !… Mais maman au pire défonce tout !!
J’entendis des paroles étouffées de colère que je ne pouvais pas distinguer. C’était sûrement la mère de mon amie qui n’était pas d’accord avec la dernière phrase de sa fille et qui lui donnait des instructions.
-Bon, voilà ce qu’on va faire, m’annonça Regen, il faut que tu traverses la Promenade des Anglais. Je suis vraiment désolée de te demander ça mais c’est le seul moyen pour que l’on puisse te récupérer. Sinon tu vas être prise en charge par les secouristes.
-C’est vrai que je préfère être avec vous qu’avec de parfaits inconnus. Bon, je vais venir jusqu’à vous.
-Non Shimy, tu commences à avancer et tu traverses la rue. Tu nous attends après. Je vais te géo-localiser avec un site.
-D’accord. À tout de suite Regen.
-À tout de suite Shimy.
Je rangeais mon portable. Je fus surprise d’apprendre que l’on pouvait localiser quelqu’un grâce à son numéro de téléphone. C’était bien le style de Regen pour savoir ce genre de choses. Elle est très intelligente et douée en informatique !
Je commençais à remonter la plage. Arrivée devant la route, je tentai de ne pas regarder mais c’était impossible. Les gens seuls en pleurs, les secouristes qui couvraient les corps ou qu’ils les mettaient dans des camion de secours, tout cela me sautait aux yeux. L’horreur me frappa de plein fouet. C’était impossible de ne pas regarder la scène. Il y avait tant de morts étendus au sol, tant de gens qui avaient perdu l’un de leur membre, tant de blessés, tant de gens en pleurs. Avec ma main libre, j’étouffai un sanglot. C’était horrible. Les secouristes avaient beau faire tous les efforts qu’ils pouvaient, jamais ils n’arriveraient à sauver tous ces gens ! Je laissai couler quelques larmes. Je collai la tête d’Amy contre ma poitrine. Pas question qu’elle puisse voir ce massacre !
Je pris mon courage à deux mains : j’avançai à travers les corps. Je vis les policiers qui mettaient les barrières. Il fallait que je me dépêche, je voulais sortir d’ici, je voulais sortir de cet enfer !
À l’autre bout de la rue, derrière les barrières, je vis une voiture rouge qui s’était garée. Je me rua vers elle. Je l’avais déjà vu une fois. C’était la voiture de la mère de Regen. Arrivée devant, une femme aux cheveux châtains sortit de sa voiture et se présenta. C’était la mère de mon amie.
-Bonjour madame, lui dis-je. Je vous remercie d’être venue me chercher.
-C’est normal mon enfant, je n’allais pas te laisser seule face à cette barbarie. C’est donc la petite dont Regen m’a parlé ? Comment s’appelle-t-elle ?
-Amy.
-C’est un joli prénom. Entre maintenant.
Sur ces mots, elle prit le bébé et ouvrit la porte de la voiture. Regen était assise à l’arrière, Solaris sur le siège passager. J’entrai dans le véhicule pendant que la dame mettait Amy dans le siège auto. Puis elle enclencha le moteur et nous partîmes. Mes amies me demandèrent ce qu’il s’était passé. Je leur racontai tout : le feu d’artifice, la foule paniquée, la perte de mes parents, le camion, la dame qui m’a sauvée la vie, son enfant et le vol plané que j’ai fait. La mère de Regen décida de passer par les urgences pour vérifier mon dos. Je refusai poliment. Je ne souhaitais vraiment pas veiller plus longtemps que cela. À la fin de mon récit, je m’effondrai en larmes. Je leur murmurai toutes les questions qui me torturaient l’esprit. Regen ne prit dans les bras pour me consoler. Solaris ne pouvait que tenter de me remonter le moral par la parole.
-J’ai envie de les buter ! murmura-t-elle de colère. Ce n’est pas ça l’islam ! Je suis musulmane et franchement, ils nous font honte ! J’ai vraiment, vraiment envie de les buter !!!
Les « buter ». Le mot n’était pas très beau mais c’est exactement ce que je ressentais en ce moment. Après la peur et la tristesse, je commençai à ressentir de la colère. Comme elle, je voulais le faire. Puis la conductrice prit la parole :
-Je ne pourrais pas répondre à toutes tes questions mais une chose est sûre. Tu as accepté cette petite pour lui sauver la vie. C’est un très beau geste Shimy, un très beau. Bien-sûr il va falloir penser à ce que nous devions en faire mais tu l’as sauvé d’une morte certaine. Ne l’oublie jamais Shimy et sois-en fière.
Ses paroles me touchèrent. On dit que la tristesse augmente le besoin de sommeil. Je confirme, à peine avait-elle prononcé ces mots que je lui souris avant de sombrer dans un profond sommeil…

8 commentaires

Pour pouvoir laisser un commentaire, connecte-toi au Club !

  1. ❤❤
    C’est toujours aussi bien !
    ❤❤

  2. Bravo !!!

  3. j’ai attendue de lire les cinq parties avant de laisser un commentaire et… Magnifique! Tu as un vrai talent pour nous faire ressentir cette horrible atmosphère s’installant petit à petit! C’était vraiment touchant, et utiliser les légendaires comme héros nous permet de mieux comprendre sa psychologie, bref, SUBLIME.
    quoi que un peu triste…

    • Au fait, c’était Dina

  4. Toujours aussi bien écrit et expliqué,bravo.

  5. super

  6. Merci beaucoup pour tous ces commentaires ! Ça me touche beaucoup !

  7. Super bien comme les quatre précédant genial