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Traces [Récit d’une Alysienne] — Partie 3

TCXXIV

Posté par TCXXIV, le 20 juillet 2016


12 commentaires

Une trace. C'est cela que je souhaite laisser. Je veux laisser une trace de mon passage, de ma vie sur Alysia. Je m'appelle Legfanenn, et ceci est mon histoire.

Courir. Courir sans s’arrêter. Le paysage défile et se floute devant mes yeux. Le souffle court, je jette régulièrement un œil derrière moi. Le vent fait voler mes cheveux rapidement attachés. Le sol sec et friable produit une fine poussière beige à chacun de mes pas. Je suis en courant le sentier, plus passage d’animal que chemin d’homme . J’ai mal à la gorge à force de courir, je ne sens plus mes pieds, ma tête tourne à cause du soleil brûlant qui tape fort, je transpire sous ma capuche noire.

Je cours, je fuis mes poursuivants sans m’arrêter. Di coin de l’œil, je cherche désespérément une arme de fortune, jusqu’au moment où mon regard se pose sur une lourde branche tombée à terre.

M’arrêtant brusquement pour la prendre, je crus entendre d’autres personnes courir pas très loin derrière moi. Eux ?!! Déjà ?!? Il ne faut SURTOUT pas qu’ils me rattrapent…

Je repars au pas de course, ma matraque improvisée à la main. Peu après, j’arrive à un embranchement ; à gauche, un joli chemin propre et débroussaillé, un peu trop « attirant » à mon goût ; à droite, un chemin obscur, et encombré de buissons, trop sauvage et trop encombré pour pouvoir passer … Que faire ? Lequel mon instinct me dit de prendre ?

Et, sans perdre un instant, je m’engouffre dans le chemin de droite.

Les épines des buissons me griffent les jambes à travers mon pantalon, des branches d’arbre me giflent le corps et les bras dans ma course effrénée. Les épines, plus dures et plus douloureuses, me labourent la peau et me brûlent. Accrochée par une branche, ma capuche tombe, libérant mes cheveux et rafraîchissant mon visage. Je ne vois rien qui ressemble au sentier que je cherche, mais plutôt une forêt inextricable… J’ai dû me tromper, mais je n’ai pas le choix : ils me rattraperont si je rebrousse chemin.

Soudain le nombre des buissons diminue, le sentier s’élargit, les murs de broussailles se dégagent, deviennent forêt épaisse sous-bois. Il y a t-il une chance pour que…

Un sourire vainqueur se dessine sur mon visage rougi par l’effort. Ainsi je ne me suis pas trompée !!! Le chemin est là !!!

Je traverse cette forêt en suivant mon chemin, je longe une ravine peu profonde (4/5 mètres) mais caillouteuse et pentue. Éviter de tomber dedans… Le chemin s’éloigne de cette ravine, pour mon plus grand plaisir. C’est pas que j’aime pas me péter la tronche, me casser quelque chose en m’éclatant sur des rochers et en restant coincée en bas si je tombais mais… Ben si, c’est ça en fait.

Le sol glisse à présent ; il est couvert de pommes de pin et de graines mhojo. Des arbres morts sont de part et d’autres du chemin, leurs branches cassent sur mon passage, je trébuche sur un caillou.

Plusieurs fois, je manque de tomber et me rattrape de justesse… Je repère une tache bleue dissimulée dans la végétation. Un fumeur bleu !

NON, c’est pas un type bleu – je suis PAS raciste !! – qui fume, c’est un arbuste qui produit des grappes marrons, longues de quelques centimètres, qui produisent de la fumée lorsqu’on les lance. Et c’est hyper pratique comme fumigène !! J’en ramasse deux, trois grappes et je me remets à sprinter.

Quelques minutes plus tard, alors que je courais (pour changer un peu…), j’aperçois du coin de l’oeil une silhouette mouvante sur ma gauche, dans les sous-bois. Ainsi il y en a un qui m’a rattrapée…Mais il n’a pas l’air offensif, il ne fait que me suivre. Pour l’instant… Il n’a pas dû remarquer que je l’ai vu.Il doit sûrement attendre une bonne occasion où je serai à découvert pour attaquer… Un endroit à découvert… Comme le pré là bas, celui qui se trouve sur mon chemin ?? Et m….

J’arrive à la lisière de la forêt. Le pré est bordé d’arbres, il est long d’environ 300 mètres, en pente, avec peu d’herbe. A l’autre bout du pré se trouvent la forêt et la suite du chemin. Une seule solution : courir à découvert sans possibilité de se cacher. Boooon… Étant donné qu’un de mes ennemis se trouve près de moi, si j’essaye de traverser il m’arrêtera. Un petit « Je suis trop jeune pour mourir » pour la forme et c’est ok.

Je me mets à courir au milieu du pré quand j’entends une brindille craquer sur ma droite, parmi les arbres. Une seconde silhouette, armée et offensive cette fois-ci, apparaît, prend son arme, me vise et me tire des décharges de jade dessus.

Au dernier moment, je les évite en me propulsant vers l’avant avec mes jambes, roule sur l’épaule sans lâcher ma matraque et mes fumigènes, me relève et me remets à courir. Il se met à me poursuivre, lançant au hasard quelques rafales de jade.

Après un temps de course infini – me semble-il – à éviter des rayons verts, j’atteinds enfin le sentier.

Le sol est humide, l’air aussi. Les arbres empêchent de laisser passer entièrement la lumière, il fait assez sombre. Je cours maintenant à côté d’un ruisseau, qui est à ma gauche. Le sol est entièrement recouvert de feuilles mortes. Mon poursuivant sort de la forêt à ma droite, saute, atterri et se plante devant moi, et j’essaye de m’arrêter. Mais les sous-bois sont humides, le sol boueux tapissé de feuilles mortes, rendues glissantes par l’humidité, et l’ensemble me fait déraper et tomber au sol. Je glisse sur le dos, mais mon pied heurte quelque chose de solide et je m’arrête.

Et où j’arrive ? Allongée sur le dos, juste sous le nez de l’autre aussi étonné que moi ! C’est son pied qui m’a bloquée ! Mais je me reprends vite, je lève ma branche et lui frappe violemment le thorax, chassant l’air de ses poumons et le laissant hoquetant.

Il essaie de me frapper avec son fibi mais j’esquive le coup en roulant. Je me redresse et donne un coup de « massue » sur son arme, celle-ci s’échappe des mains de mon adversaire et voltige en l’air.

Mais il attrape mon arme improvisée, me l’arrache des mains et la lance dans le ruisseau. Un combat à mains nues, c’est ça ? Je crois pas, non…

Et bam je t’envoie mes grappes fumeuses à la gueule. Me lancer dans une lutte sans armes ok, mais me faire ralentir par une baston alors qu’ils sont juste derrière moi ? Faut pas rêver.

Je ramasse le fibi tombé à terre et continue. Je franchis d’un saut le ruisseau, monte et descend la pente, je continue sur ma lancée en suivant ce chemin de malheur, lorsque je manque de tomber.    Une pente EXTRÊMEMENT pentue est devant moi, au bas de cette pente de malheur, je vois mon @&€:).?:) de sentier qui me nargue. Ok !!!! Pas de problème, je vais descendre. Des arbres morts sont plantés sur la pente assez proches les uns des autres, je devrais pouvoir m’en aider. Un se trouve à portée de bras ; je m’y accroche et commence à descendre doucement. Et je glisse, lâche le tronc mort, glisse sur la terre humide (encore ?!) et me rattrape de justesse à un autre arbre en contrebas, allongée sur le ventre.

Mais quelle idiote ! Tes entraînements ne t’ont rien appris ? Dans une pente on COURT sinon on glisse. Et voilà que je fais tout l’inverse, tu m’étonnes que je me gamelle ! Passons, et dépêche de descendre en bas sinon tous tes efforts n’auront servis à rien. Une chance que j’ai pu récupérer un fibi. Merde. Le fibi. OÙ IL EST ENCORE ??? Et là je vois en bas, juste à côté de ce pu-,&(@;&:€/ de chemin le bout métallique de mon arme scintiller au milieu des feuilles mortes. Bravo Leg’, tu assures aujourd’hui.

Je me redresse, et je cours en direction d’un autre arbre, m’y accroche, pivote autour et cours vers un autre arbre plus bas. Et voilà, c’était simple en fait, mais il fallait passer par la case « je m’engueule moi-même » pour réussir et tout va bien. Jusqu’au moment où, m’accrochant à un tronc d’arbre avec ma main droite, je ressens dans celle-ci une douleur intense, comme si un clou était enfoncé dans ma main. En regardant ma main, je vois justement un clou planté dans ma main. Comment ce clou est arrivé là pour se planter au final dans ma main ? Non, pour l’instant on s’en fout, faut « juste » que j’arrache ma main de cette pointe rouillée, et ça ça fait TRÈS, TRÈS, TRÈÈÈÈÈÈÈS mal. Mais genre vraiment beaucoup plus qu’ insupportable et douloureux et inexprimable.

Je serre les dents et j’enlève ma main. ARGHHHHH pour faire court, je me mors les lèvres jusqu’au sang pour ne pas laisser échapper un cri de douleur et ainsi révéler ma position aux types qui me pourchassent. Je regarde ma main ; elle est rouge, percée au milieu de ma paume en un point sombre sanguinolent et… C’est…. On s’en fout. Je cueille vite quelques grandes feuilles, arrache une bande de tissu de mon T-Shirt, emballe ma main blessée, ramasse encore une fois mon fibi.

Et je m’élance, toujours en suivant le sentier. Et pour couronner le tout, j’entends des voix (Jeanne d’Arc ? Connais pas !) en haut de la-pente-pentue-qui-me-soûle. Encore rattrapée, mais cette fois je perds du terrain, je suis à bout de force, ma main blessée palpité  cause de ma blessure, un point de côté apparaît à mon côté droit. Ça fait maintenant plus de 20 minutes que je cours, et j’en peux plus. Pourvu que ça s’arrête…

Trois types me dépassent sur les côtés, chacun ayant un fibi. Ils s’arrêtent plus loin, m’obligeant à faire de même. Ils se mettent en arc de cercle, pointent leurs fibis sur moi. Je roule pour éviter les rayons vert jade, me redresse, envoie violemment le manche de mon fibi dans le premier type de gauche, fauche le second avec mes jambes et l’assomme avec mon pied. Le dernier encore debout me regarde, je lève ma main ensanglantée en l’air, comme pour le frapper et.. Le dégomme avec une rafale de jade dans la tête. Les trois soldats assommés, je continue.

Enfin j’arrive, dans un petit pré je vois ma cible : une souche où est planté un qabar, le couteau de combat orchidien. Je m’empare du couteau, mettant ainsi fin à la chasse à l’homme.

Les autres Protecs, essoufflés eux aussi, arrivent peu après. Les quelques que j’ai réussi à assommer arrivent peu après, soutenus par des camarades.

« – Bravo Leg’ ! Une fois encore tu nous bas !

– Vous avez failli m’avoir cette fois ! »

Un homme en armure bleue/verte s’avance vers nous :

« – Alors ? demande-t-il

– Parfait pour notre entraînement de chasse/pistage en terrain inconnu, commandant. Remerciez une fois encore le roi Larbosa de nous avoir permis de nous entraîner sur ses terres.

– Le message lui parviendra, soyez-en rassurée commandante.

– Merci beaucoup. »

Le temps de bander ma main correctement, de rassembler les affaires, de soigner les blessés et nous nous mîmes en route.

Après 10 minutes DE MARCHE (qu’on ne me parle plus jamais de courir !!), nous arrivions dans un paisible petit village larbosien – Saccalïn je crois – où nous avions laissé nos montures lorsque nous vîmes…. Un combat aérien.

Un combat aérien Légendaire.

12 commentaires

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  1. La suite est cool !

    • merci beaucoup !

  2. j’adore !!!! la suite ! la suite !

    • Je la poste ce soir, promis !

  3. Ah,génial,je me suis dis ‘C’est quoi ce bazar ?J’ai raté un bout ou quoi ?’ et à la fin je me suis dis ‘Ah ok,c’est juste moi qui se pose des questions au lieu de lire en entier… ‘ x)
    J’aime beaucoup,je suis pressée d’être ce soir pour lire la suite. :3

    • C’est le but du chapitre : qu’on y comprenne rien en mode « Mais WTF ? Yspasse quoi ?  » et que tout s’éclaire à la fin !

  4. Nom de Zeus! Mais c’est absolument génial! j’ai lu les 3 épisodes d’un traite et je trouve qu’il y a une vraie amélioration entre le 1er et le 3ème. J’ai hâte de découvrir la suite !! 🙂

    • Merci ! En terme d’amélioration, c’est vrai que je n’était pas inspirée pour le premier…. Mais c’est venu après !

  5. C’est super! il y a de plus enplus de suspense dans ton histoire!!!

    • Merci beaucoup 😀

      • De rien

        • J’espère que tu trouveras la suite encore plus riche en suspense !