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Génération Mortelle

Génération mortelle 

 

Coucou tout le monde ! Voilà ENFIN le chapitre 8 de notre fanfiction, à ShimyandGryf16 et moi.

Comme le chapitre précédent date un peu, ainsi que tous les autres d’ailleurs, je vous fais un récap’ de l’histoire et vous livre le chapitre 7 pour tout se remettre en mémoire.

Résumé : Shimy et Ténébris (ainsi que le chat de cette dernière) intègrent un internat qui souhaite réduire les contacts extérieurs afin de développer l’autonomie et le sens critique des élèves. Tout se passe plutôt bien, jusqu’au jour où leur amie Regen est giflée par un professeur de physique. Pour couronner le tout, Shimy se retrouve dans le même dortoir que Gryf, un parfait crétin qu’elle a en horreur…

 

CHAPITRE 7

Shimy est assise en tailleur, le regard vide cerné par la fatigue.

Elle pense. À sa vie ici, de pourquoi et comment a-t-elle pu en arriver là ?

Elle pense aussi à sa mère.

Cela fait maintenant plusieurs mois qu’elle est ici et pourtant, elle ne s’y habitue pas. Et puis... bon, elle a horreur de dire ça, mais sa mère lui manque.

Elle sent son cœur se compresser, tellement elle a mal.

- Tu vas rester ici à ruminer ta frustration toute la journée ?

Shimy se retourne lentement, comme si elle savait déjà qui était son arrivant.

- Et toi, Gryffenfer, que me veux-tu ?

 

Le concernée grimace légèrement en entendant son prénom complet et rétorque aussitôt : 

 

- Déjà, c’est Gryf. Ensuite, je t’ai posé une question, il me semble. T'es même pas venu en cours, aujourd’hui.

Shimy roule des yeux.

- J’étais -je suis- pas bien et non, je ne suis pas frustrée. 

Gryf hausse les épaules et s’assied au bord de son lit.

- Comme tu veux.

Ils se regardent un instant dans les yeux, leurs cœurs battant à tout rompre.

- Je, euh...

Le roux s’éclaircit la gorge.

- Bref, Ténébris m’a chargé de te dire que Regen a reçu une gifle pendant son cours de Physique. 

Les pupilles dilatées, Shimy s’exclame :

- Quoi ? Mais par qui ?

Embarrassé, Gryf passe la main dans ses cheveux.

- M. Duval.

Shimy déglutit et répond d’une petite voix :

- Comment elle va ? Elle est à l’infirmerie ?

- Euh… non, elle a fermé, mais Solaris et Ténébris s’occupent d’elle.

- Comment ça elle a fermé ?!

- J'en sait pas plus que toi. En tout cas, Regen se repose, elle est sous le choc.

- Une marque ?

- Un bleu.

Shimy porte la main à sa bouche et souffle :

- Pu*ain...

Gryf, hésitant, pose une main délicate sur son épaule et assure :

- Elle va s’en remettre.

La jeune femme rougit légèrement et acquiesce.

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- Ça va mieux ? demande Solaris en appuyant de la glace contre sa joue.

Regen opine de la tête, les larmes débordants de ses yeux.

- J’ai mal...

La métis caresse la joue de sa copine et souffle :

- Ça va passer.

- Quel connard ce prof ! crie Ténébris,  les dents serrées de colère. Juste parce que tu n’as pas fini ton exo à temps.

Bien sûr, voilà la suite mise en forme exactement comme tu veux :

texte repris tel quel, sans les calculs, et avec les tirets pour marquer le dialogue.

Je souligne entre crochets les mots qui restent un peu incertains à la lecture de la photo, pour que tu puisses vérifier ou corriger au mot près.

TOC TOC !

Téénébis se lève pour aller ouvrir laissant les deux femmes ensemble.

Le visage peiné, Solaris attend silencieusement le retour de son amie. 

5 minutes plus tard, Ténébris revient en compagnie de Shimy. Elle lui adresse un petit sourire.

- Salut, Shi' !

 

L’intéressée prend sa sœur dans ses bras puis son regard se porte sur Regen.

- Tout va bien pour elle ?

- Avec du repos, elle sera comme neuve le lendemain matin.

Shimys soupire de soulagement et ajoute :

- Ça va, vous ?

- À part ce qui s’est passé, oui, plutôt bien.

- C’est pas illégal, de poser la main sur une élève ? dit Solaris les poings serrés.

- Si, répond Ténébris en soupirant. Mais on a aucun moyen de contacter la police. Ils avaient prévu le coup.

- Alors préparons-nous à souffrir, parce qu’à mon avis, on n’en a pas fini avec ce genre de chose. conclut Shimy en se mordant les lèvres. 

À suivre...

 

 

CHAPITRE 8

 

Minuit pile. 

Ténébris ouvre un œil dans la pénombre. 

Un grattement discret près de la fenêtre l’a amenée à se réveiller en plein milieu de la nuit fraîche et silencieuse. 

 

La jeune fille posa ses pieds nus sur le sol froid ; dans le lit voisin, elle entendait le souffle régulier de Shimy et un peu plus loin, le ronflement sonore de Gryf. 

 

Elle rejoignit la fenêtre en se frottant les yeux et, après s’être battue quelques instants avec le battant, l’ouvrit. Une petite silhouette furtive et agile se glissa dans la pièce. Un pelage roux rayé de noir et une longue queue touffue ; Hoshi venait de rentrer de l’une de ses chasses nocturnes. 

 

— Il faut vraiment que tu rentres plus tôt, Hoshi, lui souffla Ténébris en bâillant. 

 

Certes, elle était habituée à la manie qu’avait son chat à la réveiller d’un grattement à la fenêtre…mais dormir un jour huit pauvres heures sans interruption était devenu l’un de ses plus grands rêves. 

 

Pour l’heure, le matou se frottait à ses jambes en ronronnant, comme si le fait de déranger sa maîtresse en pleine nuit n’était pas du tout dérangeant mais tout à fait normal. 

 

— Oui, je t’aime aussi, Hoshi…maintenant laisse-moi dormir, s’il te plaît…

 

Ténébris grimpa l’échelle qui menait à sont  lit, manqua deux fois de de basculer en arrière et enfin, se recoucha.

Mais à peine eut-elle fermé les yeux que les grattements reprirent.  

Avec un grognement, elle tenta de les étouffer en aplatissant son oreiller sur sa tête, mais apparemment, démolir la porte à coups de griffes était devenue l’objectif premier de son chat. 

 

Aussi la jeune fille se leva-t-elle une nouvelle fois, enfilant au passage un pull et une paire de pantoufles empruntée au ronfleur de la chambre. 

 

Puis elle ouvrit la porte, laissant Hoshi se faufiler dans le couloir sombre et silencieux. 

Ténébris le suivit en traînant des pieds et sans aucune réaction jusqu’à la porte qui donnait sur la cour. Là, elle se mit à secouer la tête. 

 

— Pas envie, Hoshi, souffla-t-elle en bâillant. La sortie nocturne sera pour une autre fois… »

 

Son chat miaula de protestation lorsqu’elle le prit dans ses bras, mais il n’eut pas d’autre choix que de regarder la porte rapetisser au fur et à mesure que sa maîtresse s’éloignait. 

 

Lorsqu’elle rouvrit la porte de la chambre après avoir parcouru les deux cent mètres qui la séparaient de la cour, Ténébris fouilla l’obscurité du regard. Personne ne bougeait. 

Elle prit garde à ne pas faire de bruit en refermant le battant et se dirigea vers son lit.

Elle remonta l’échelle tout aussi maladroitement que la première fois, se glissa avec délice sous ses couvertures et ferma les yeux ; la jeune fille termina sa nuit sans aucun autre accroc. 

 

***

 

—Debout ! claironna Danaël le matin suivant. 

 

— Quoi ? Déjà ? Mais enfin, il fait encore nuit…geignit Gryf en rabattant sa couverture sur sa tête. 

 

— Désolée de te détromper, Monsieur-Je-Ronfle-Bruyamment, mais il est pas loin de huit heures, rétorqua Shimy qui, assise sur son lit, piochait quelques bijoux dans une petite boîte carrée.

 

— Je ne ronfle pas ! protesta Gryf, désormais parfaitement réveillé. 

 

— Je te demande pardon !? s’exclama Ténébris qui manqua de s’étouffer. 

 

— Ce ne sont pas des ronflements, mais des problèmes respiratoires, répliqua son interlocuteur en levant un index en l’air. 

 

Les deux filles ainsi que Danaël haussèrent un sourcil. 

 

À la recherche de soutien, le regard de leur camarade se posa sur Hoshi…qui lui-même avait l’air sceptique. 

 

— D’accord, je ronfle, abdiqua-t-il. On passe à la conversation suivante ? »

 

Danaël et Ténébris éclatèrent de rire, mais Shimy se retint à temps.

Son amie nota malgré tout un embryon se sourire sur ses lèvres. 

 

— Bah dis donc Ténébris, t’as pas dormi de la nuit ou quoi ? s’étonna Danaël en tournant la tête vers l’intéressée. 

 

— Tes cernes, précisa Shimy en voyant son regard surpris. 

 

— Oh…

 

Ténébris se mordit la lèvre et effleura ses pommettes. 

 

— Disons que…quelqu’un m’a réveillé en pleine nuit après une petite balade nocturne, répondit-elle en jetant un regard noir à son chat qui, étrangement, affichait un air parfaitement angélique.  

 

— J’adore ton chat, déclara Gryf en lui caressant les oreilles. C’est mon héros ! »

 

— Eh bien vas-y, va lui ouvrir en pleine nuit pendant une semaine, on verra si tu l’aimeras toujours autant, ironisa sa maîtresse avant de croiser les bras. 

 

Son interlocuteur se passa la man dans les cheveux. 

 

— Il ne pourrait pas se passer de toi…et pas sûr que je l’entendrais gratter ! 

 

— C’est sûr qu’avec le boucan que tu fais…marmonna Shimy. 

 

Gryf ignora la remarque et préféra continuer la conversation avec Danaël. 

 

— On a quoi comme cours ce matin ?

 

— Math, sciences, géo et anglais, répondit son camarade en comptant sur ses doigts. 

 

— Oh non, pesta Ténébris, j’ai complètement zappé le contrôle d’anglais… »

 

— Yep là ! On est deux ! s’exclama Gryf en levant la paume. 

 

— Ça me fait mal de l’admettre mais…pareil, avoua Danaël. 

 

Puis il tourna la tête vers Shimy, bientôt imité par ses deux colocataires. 

 

— Bon d’accord, moi aussi, finit par dire celle-ci. 

 

À cet instant, le brouhaha des élèves envahit le couloir, noyant la réponse de Gryf, et ce à son avantage. 

 

— Ah ! fit Ténébris en se frottant les mains. Qui dit brouhaha dit… »

 

— …petit déj ! claironna Gryf en se ruant à l’extérieur. 

 

— Enfin, murmura Shimy. J’espère que Regen va mieux…

 

***

 

— Je crois qu’elle fait une dépression.

 

— PARDON !?

 

— Je ne peux pas t’en dire plus. Solaris est avec elle, ne t’en fait pas. 

 

C’est sur ces joyeuses paroles que la stoïque Asuka partit s’assoir à sa table, laissant la jeune fille dans un état de stress intense.

 

Shimy rejoignit ses camarades, préoccupée, et raconta tout à Ténébris, chez qui le sourire jovial disparut pour laisser place à une mine soucieuse. 

 

— Et elle ne t’a rien dit de plus ?

 

— Absolument rien. Et j’ai d’ailleurs une envie folle de l’étrangler…

 

Puis, les deux amies entamèrent leur repas, le visage sombre et l’esprit en proie à une intense agitation. 

 

***

 

Ténébris marchait d’un pas rapide dans le couloir des année supérieures. 

Elle devait être discrète, furtive, rapide et efficace, elle le savait ; si un adulte l’attrapait, il se pourrait qu’elle passe un mauvais quart d’heure. 

 

Avec entre les mains un plateau bien garni et un verre d’eau, elle ouvrit la porte le plus silencieusement possible et entra dans la chambre. 

 

— Hello Solaris…j’apporte votre repas…oh mon dieu, Regen !! 

 

La jeune fille était allongée sur son lit, dos à la porte, sûrement en train de dormir. 

Posant son plateau sur la table la plus proche, Ténébris se précipita vers elle.

 

— Chut, elle dort, souffla Solaris derrière elle en refermant doucement la porte de la pièce. 

 

Puis elle attrapa le plateau de nourriture, y piqua un fruit et alla rejoindre son amie.

 

— Merci pour la nourriture, c’est gentil. 

 

Elle vit alors la mine infiniment inquiète de Ténébris, qui scrutait Regen comme si elle tentait de percer le secret de ses atomes.  

 

— Ne t’inquiète pas, elle va plutôt bien, lui promit-elle en posant une main sur son épaule. Hormis un très léger bleu sur sa joue, tout est nickel. 

 

Sa camarade haussa un sourcil.

 

— Bon d’accord. Elle est psychologiquement démoralisée, avoua Solaris. 

 

— Et toi, tu es dois être complètement épuisée pour avoir des cernes pareilles, répondit son amie en secouant la tête d’un air réprobateur. 

 

— T’en a aussi, je te signale. 

 

— C’est Hoshi, tu le connais…non, vraiment So’ , tu dois dormir. 

 

Ténébris vit la moue sceptique de son interlocutrice et soupira. Il fallait changer de tactique et opter pour une approche différente. 

 

— Si tu n’es pas au mieux de ta forme, ça fera culpabiliser Regen et tu ne sauras pas bien t’occuper d’elle. Je suis sérieuse : dors. 

 

Sur ces mots, elle rouvrit la porte et, après un dernier petit salut de la main, la referma derrière elle. 

 

« Quelle tête de mule ! » pesta-t-elle intérieurement, une fois dans le couloir. 

 

Et elle s’en alla, parcourant le plus rapidement possible la distance qui la séparait de sa chambre à elle.