"Oui, la transmission de ces nouvelles pourraient sauver la légion... quelle dommage que tu aies disparu dans de tragiques circonstances sans nous les faire parvenir ! "
Mansour le Bourguignon.
Chapitre 4
(Les notes suivantes semblent avoir été ajoutées d'une main différente, l'écriture est moins nerveuse et moins serrée.)
Antre de Skroa le rusé
S'il y avait un mot qui, selon Amy , résumait sa courte existence , c'était sans aucun doute possible la douleur. douleur de cœur , d'abord , du fait de la mort de sa mère ; douleur d'esprit , ensuite , lors de ses disputes avec son père et de sa fugue ; douleur physique , chez les bakkaras ; douleur mentale , maintenant qu'on l'avait traînée dans cet antre par ces étranges elfes à la peau pâle, et qu'elle servait de cobaye à l'étrange gallinacé qui semblait leur commander. Elle était accrochée à ce qui lui semblait être un chevalet de torture , mais disproportionné par rapport à sa gracile constitution. des tuyères grises, remplies d'un liquide orangeâtre, lui sortait du cou, des bras, des jambes et, elle en avait peur, du cœur . Les ennuis avaient commencé- enfin, ces ennuis là - lorsque elle avait accepté comme arme Anikhanskaywokeur, l'épée Childirelle. La démoniaque tige de métal sombre l'avait alors entraîné contre des adversaires toujours plus puissants, dans son interminable et délirante litanie (elle jurait de l'avoir entendu gronder "Viens faire un câlin..." à plus d'un adversaire), jusqu'à trouver un adversaire à sa mesure : le seigneur de forteresse flottante Spectrâs, qui l'avait vaincue, désarmée et capturée. L'épée était alors passée par dessus bord, entre les mains d'un malheureux triton qui, apparemment, courrait toujours. Cela, Amy le savait de Skroa. La créature avait négocié l'achat de sa personne, puis convaincu Spectrâs , moyennant une belle quantité supplémentaire d'argent, de rechercher l'épée. Il avait , vraisemblablement, un plan mystérieux les concernant, l'arme et elle ; de la nature de ce plan, elle ne savait rien, si ce n'est la nécessité , pour son accomplissement , de la brancher à un l'appareillage cité plus tôt. La jeune fille fut tirée de ses méditations par un nouvel accès de douleur .
Elle se rendit compte qu'elle avait perdu connaissance en se réveillant. Face à elle se tenaient Skroa, dont le bec accomplissait l'exploit de rendre sa morgue et sa joie mauvaise, en compagnie de plusieurs Elfes pâles, dont Spectrâs. Et entre ses mains luisait Anikhan. "Je préfère, elfe noir, être tenu par les mains d'une femme ; seules elles ont la candeur nécessaire pour que leur âme soit agréable à Caresser." Grogna l'épée. Amy retint un gémissement. Des nombreux défauts d'Anikhan, le machisme était sans doute le moins supportable, et Akamandis savait qu'il en avait (ou pas, c'était sans doute pour cette raison qu'il existait encore) ! Tandis qu'amy songeait à cela, Spectrâs tendit l'arme au Gallina qui, pour faire bonne mesure, éclata d'un rire Sardonique.
"Alors, maitre, t'ai-je bien servi ?"
"C'est parfait, Spectrâs, oh oui ! Mon sombre dessin va s'accomplir, ahahahahahaha. De la fusion de l'esprit du Childirelle mâle et du corps du Childirelle femelle, j'obtiendrai les cellules nécessaires pour réssussiter ma race, ahahahahahaha ! Et elle régnera de nouveau en maître sur Alysia, et tu sera, en ce monde asservi, l'unique être à être mon égal !"
"Escusez-moi... hasarda Amy. Mais qui est le Childirelle femelle ?"
Skroa lui lança un regard qui en disait long et cela ne lui plut pas du tout.
Ma chère Amy... la Childirelle, c'est vous !"
Alors il enfonça l'épée dans la machine dont les tubes s'enfonçaient dans le corps d'âme, et la douleur cessa d'être une définition, pour être, et c'était tout.
Fin du chapitre 4...