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Fanfictions

Pourquoi sauver le monde... chapitre 5

"Moi, Michel Bergerac, Manipulio de la 36ème cuirassée , meurt heureux ; car ma vie a été bien remplie , ma femme m'a donné trois enfants, et j'ai eu en la personne du centurion Savinasse un grand commandant et un véritable ami ; je souhaite qu'il n'oublie jamais la cuite que nous nous sommes pris, un Mortdi soir, sur les marches du palais d'orchidia. "

Gravé sur une tombe

 

Résumé de l'intrigue : après une autre mort des légendaires de la main d'ennemis inconnus, les elfes pâles, Artémus rencontre un guerrier voulant s'adonner à l'héroïsme sur Alysia. L'écrivain lui propose alors de devenir son chroniqueur. À la suite d'une vision, ledit guerrier, Savinasse, décidé de concentrer ses efforts sur les elfes...

J'ai laissé, lecteur, le soin de la rédaction des 2 chapitres précédents au gaulois ; y intervenaient des événements qu'il a refusé de me raconter. Je reprends dorénavant la narration.

Chapitre 5

Il était bien beau de préférer à mon sous-marin le sien, mais Savinasse ne l'avait pas sous la main. Il refusa néanmoins d'embarquer dans le Sharkozy, lui préférant une créature laide, poilue et puante, mais néanmoins armée de défenses et capable d'égaler mon engin en vitesse et endurance, représentante d'une espèce nommée sanglier et elle-même portante du nom de Poupounette. Il profita du trajet pour me faire une rapide description des elfes pâles. Il s'agissait d'un peuple elfique corrompu, honni par les dieux et dont la seule conception du bonheur et de la vie était le sadisme et la luxure. Ils se déplaçaient à travers les mondes grâce aux vents de magie qui soufflaient sur le monde ; ces derniers gonflaient les voiles de leur vaisseaux, les Nefs du désespoir et les forteresses flottantes, leur permettant de créer des portails, des sorts de dissimulation et d'autres de destruction ; ils étaient fascinés par les êtres démoniaques, ce qui expliquait leur intérêt pour l'artefact Childirelle qu'ils recherchaient. enfin nous arrivâmes dans une crique,  à quelques kilomètres du fleuve Tétoaénaj ; Savinasse arrêta sa monture, et me fit signe de sortir de mon véhicule. 

"Le squale Chirac est ici." Déclara-t-il. "On ne pourra pas embarquer votre basistace ; il faut le laisser ici."

Je protestais vigoureusement que mon sous-marin était un objet de valeur qui ne pouvait être abandonné ; Savinasse répondit, avec un air déçu, qu'il était vrai que sa chronique n'avait guère de valeur. Je dûs me ranger à son avis ; une chronique écrite de ma main a autrement plus de valeur qu'un bijou de technologie, même mien ! Le gaulois, toujours à sanglier, me mena alors jusqu'à un rocher de belle taille. il était orné d'un graffiti en gaulois qui se révéla être une inscription funéraire ; Savinasse parut étrangement attristé par sa lecture. Il semblait pourtant déjà connaître le message . Il envoya sur le roc un coup de poing rageur digne de le faire trembler, et je crus un instant que le coup avait bien réussi à ébranler la pierre ; en fait, le gaulois avait déclenché un savant mécanisme qui avait provoqué le soulèvement du roc, en réalité porte s'ouvrant sur un souterrain . Le gaulois s'y enfonça, et je partis à sa suite.

Nous évoluâmes plusieurs minutes dans le boyau humide, jusqu'à déboucher dans une caverne semi-inondée, au centre de laquelle trônait une sorte de long cigare d'acier, doté à un cinquième de la longueur d'un cône incomplet orné d'une écoutille. Le gaulois poussa sa monture jusqu'à côté de l'engin ; une trappe, jusqu'alors invisible, s'ouvrit. Savinasse descendit de sa monture et l'envoya dans les profondeurs de l'appareil, où il la suivit. La trappe se referma ; au bout d'une dizaine de minutes, il ouvrit l'écoutille et me fit signe de le rejoindre. Je m'executais avec circonspection, tandis qu'un grondement de tonnerre venu des entrailles de l'appareil faisait résonner la caverne. Le sas se referma sur moi.

"Artémus , bienvenue... M'accueillit le gaulois. Bienvenue sur le Squale Chirac !"

 

Le sous marin avançait d'un bon train sous les flots. La caverne s'était révélée séparée de la crique par de lourds battants métalliques qui se trouvaient être triplés ; le Squale Chirac n'était donc pas le seul requin gaulois à pouvoir évoluer sous la mer Alysienne ? Selon Savinasse, les deux autres ne risquaient pas de se promener ; leurs équipages les avaient évacués il y avait maintenant vingt ans, quand Darkhelll semblait invincible et Alysia perdue. La base n'ayant jamais été totalement abandonnée pour autant et le Squale Chirac, même sans ses confréres Squale Lang et Squale Pasquoi, était resté. Puis les membres d'équipage restant étaient tous morts, et la gaule avait oublié son existence. Savinasse en avait fait depuis son véhicule préféré ; quoique il laissât souvent les commandes à l'étrange cerveau de métal qui somnolait au cœur du submersible, qu'il appelait "ordinateur". Ce dernier fit alors entendre sa sirène ; le Squale avait trouvé sa proie. Le gaulois se précipita sur le périscope et jura : le batiment ennemi était une forteresse flottante ! Le gaulois prit le parti de suivre le navire jusqu'à sa destination. Cette filature nous conduisit jusqu'à l'entrée d'une baie, surplombée de deux statues de Gallinas...

Si Amy devait donner un mot pour définir sa courte existence,  ce serait probablement la douleur. 

Fin du chapitre 5