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Fanfictions

Pourquoi Sauver le Monde... Chapitre 6(nouvelle fin) et 7

Voici le chapitre 7, auquel est adjoint une scène revue du chapitre 6 que j'avais oublié de modifier.

Fin du chapitre 6 – étendue.

Tout se passait comme dans son rêve ; le Gallina, la machine démoniaque, la fille attachée... après l'incident des stabilisateurs, Savinasse avait compris qu'il se trouvait près de l'antre de Skroa, et non de celle d'un simple gallina, comme il l'avait cru dans un premier temps. Il avait donc suivi le tunnel de refroidissement de la machine de Skroa et remonté le conduit de maintenance ; le mauvais sort avait mis Artémus, meilleur grimpeur, en tête, car s'il avait réussi à libérer Amy, il lui fallait maintenant sauver Artémus. Skroa se posa en grondant devant lui ; le gaulois arracha son torque et engagea le combat. Ce fut rapide ; le Gallina, grand sorcier, ne valait pas grand-chose au contact, et se révéla incapable de ne serait-ce que de blesser son adversaire. Il réussit bien à lancer sur le gaulois un sort de boule de feu qui aurait, sans aucun doute, carbonisé un homme ordinaire ; mais Savinasse n’était pas un homme ordinaire. Il évita aisément le projectile, et asséna au Gallina un coup de taille qui lui entailla profondément le thorax. Il enfonça l’arme sur 3 pouces et demi, mais pas au-delà des quatre nécessaires pour tuer le Gallina à coup sûr ; le chevalier répugnait à frapper un homme à terre. Sur ces entrefaites, Spectrâs arriva, et le gaulois vit entre ses mains luire la malsaine lueur de l’épée démoniaque. Obéissant à son instinct, le gaulois saisit Amy par la taille, son chroniqueur par le col et sauta dans la trappe. 

Le seigneur Spectrâs ne comprenait pas ce qui se passait ; son maître adoré, Skroa, gisait à terre et son bourreau s'enfuyait avec un indispensable ingrédient de son plan machiavélique. 

"Qu'attends-tu ? Va me faire caresser les côtes de ce parjure !"

Un instant Spectrâs crus que l'épée démoniaque lui avait parlé ; ce qui était sûr, c'est qu'il opéra un demi-tour vers son arche avec l'intention de couler un sous-marin dont il n'avait jamais entendu parler.

Fin du chapitre 6.

Chapitre 7

P.O.V. Artémus del Conquisador

L'écoutille se referma sur Savinasse ; les moteurs de son appareil grondaient déjà. Il déposa la fille sur une couchette, la recouvrit de sa cape et remit son torque. Puis il regagna le poste de commandement en me disant : "j'ai fait une erreur."

"Laquelle ? Demandai-je. Me laisser aux mains de ce démon ? Embarquer une fille inconnue ?"

"Ne pas tuer Skroa. " il tomba dans le silence, quand résonna l'alarme : l'arche noire nous poursuivait...

Savinasse redressa la tête ; puis il bondit sur le périscope et l’orienta vers l’arche. Cette observation effectuée, il se rendit, sans courir mais tout de même au pas de course, vers le poste normalement réservé au timonier, où il s’installa, abaissa un levier, et inclina la barre. Pris d’une puissante accélération, le Squale Chirac bondit en avant ; mais son commandant semblait toujours insatisfait. Il se releva, gagna un troisième bureau, où trônait une imposante console surmontée d’un écran radar. Il jeta un coup d’œil à ce dernier, puis secoua la tête ; on y voyait clairement le squale, tige bleue au centre du moniteur, se faire rattraper par la masse de son adversaire. Heureusement, nous sortîmes à ce moment-là de la baie ; Le Gaulois revint à la timonerie, poussa plus fort la barre, et le squale nous entraina dans les abysses. L’écho radar de la forteresse flottante disparut.

« Bon. Je suppose que nous leur avons échappé ? » Demandai-je, espérant que le gaulois répondrait par l’affirmative. Cette dernière, et je te le concède, ô lecteur, me déplut donc fortement.

« Non. Spectrâs a sûrement à son bord un magicien à même de nous retrouver, s’il ne peut pas utiliser l’épée pour le faire. Nous pouvons lui échapper pendant des mois en faisant le tour du monde, certes ; mais lui peut nous traquer pendant des années sans rentrer dans un port, car il a à son bord suffisamment de créatures volantes pour assurer un véritable pont aérien, ou du moins de mener des raids sauvages. Nous pourrions utiliser le générateur de trou de vers portatif du Chirac – une capacité de ce navire dont il s’était abstenu de m’entretenir – mais ses méduses arcaniques – toutes les forteresses flottantes en ont une au moins – retrouveraient leur signature magique. Il nous faut donc, avant toute chose, détruire ces créatures, et ensuite nous pourrons songer à lui échapper. Je rajouterais que pour faire cela, il nous faudra nous rapprocher de la forteresse – ce qui est, je le concède, particulièrement risqué. »

Comme il se replongeait dans la conduite du submersible, je lui demandai comment il comptait faire pour se débarrasser des méduses ; il me répondit que le sous marin avait à sa disposition des armes suffisamment puissantes pour détruire la forteresse, et qui n’auraient donc aucun mal à venir à bout des méduses. Je le questionnais alors sur la raison pour laquelle il se refuser de ne pas simplement couler le bâtiment adverse ; il m’expliqua qu’il avait vu dans les mains de Spectrâs l’épée Childirelle, ce qui voulait dire que si la forteresse était détruite, il y avait de fortes chances pour que l’épée coule avec et devienne alors irrécupérable. Il fallait donc se replier et attendre une occasion de venir la dérober, à moins que ne soit trouvée d’ici là une raison valable de laisser l’épée disparaitre. Je pris le parti de me rendre à ce raisonnement et d’aller me consacrer à l’écriture de ma chronique, laissant le gaulois aux commandes de son navire, et en espérant que sa stratégie ne signe pas son arrêt de mort et, par précipitation, le mien.