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Fanfictions

pourquoi sauver le monde chapitre 8

"Car il vaut mieux, mon prince, partager des crèmes avec des porcs que manger des glands tout seul."

Jean jacques Brunsot, philosophe gaulois, tentant d'expliquer le principe de démocratie à l'empereur Rachif le Maure (bientôt doublement depuis près de trente ans)

Chapitre 8

J'avais espéré me défaire de la charge de prendre en main mon destin ; le gaulois, ce qui a bien failli être fort dommage pour mes (celava de soit) nombreux admirateurs, qui auraient alors du vivre leur vie sans que le culte de ma personne lui donne un sens ; le gaulois , disais-je, en avait décidé autrement.  Il faut croire, en effet, que dans leurs contrées, un homme de lettre digne de ce nom est supposé savoir où bien piloter un véhicule de guerre, ou bien se servir de son système d'armement. J'étais encore plus mauvais, si l'on en croit les dires du primipile , au commandement ; je me retrouvait donc au poste de timonier , disposant de commandes dont les effets me parlaient autant qu'au gaulois aurait parlé , disons, un traité de théologie écrit dans l'alphabet de gaméra. ainsi ce dernier, fort d'une confiance qu'il a bien failli regretter , se tenait au poste de tir, sans moyen de me surveiller, et donc sans moyen de réaliser qu'un enfant de dix ans aurait bien pu me remplacer, qu'il aurait fait mieux ; ne m'avait t il pas traité, lorsque je lui avait fait part de mon appréhension,  d'ersatz de jeune fille (n'y voyez nul sexisme; Savinasse pensait ici à certains... aspects de mes moeurs que sa culture ne peut lui permettre de flatter). Quoique... le gaulois cache sous son casque proéminent une cervelle de premier choix, et si son regard hagard de personnage de  l'assomoir semble annoncer une intelligence fort rare, l'impécile qui aurait le malheur de tabler sur une telle supposition aurait l'occasion de faire l'expérience de son en effet rare intelligence. En me confiant les rênes de son Squale, il savait ce qu'il faisait. la chose néanmoins, restait relativement facile aussi longtemps que le pilotage consistait à maintenir le cap du navire vers la forteresse flottante ; elle cessa de l'être quand un pan entier du radar vira au violet pimpant. Savinasse souria ; une méduse arcanique avait été déployée...

Sur le pont principal de sa forteresse , le seigneur Spectrâs regardait l'eau virer au bordeaux mâtiné d'émeraude tandis que la méduse arcanique explorait les environs, pour l'instant sans succès. 

"Pourquoi ne lances-tu pas plus de méduses ? Il me tarde de me frotter à l'échine de Savinasse ! " s'écria Anikan. Il avait raison. L'épée avait toujours raison, à sa façon. Il s'apprêta à donner des ordres pour qu'on lâche l'autre, quand un instinct l'arrêta. N'avait il pas ordonné que l'on en lâche qu'une seule il y avait seulement quelques minutes ; il n'eut pas le temps d'y réfléchir, car l'eau redevint soudain céruléène ; le sous marin avait fui dans une autre dimension ! Il cracha un ordre, et la méduse tira la forteresse dans l'empyrée. 

Archibaldo de la Vanitai-estupido ne savait plus ce qu'il faisait dans cette galère . Après la mort de ses compagnons de voyage des mains des britto-allemands, il avait accepté de suivre un agent secret français au service de son excellence Napoléon VI - Savinasse - sur un sous marin, puis l'avait assisté dans une mission de récupération d'une fille sujette aux expériences de Herr professor Von Zkroa, et devait maintenant piloter pour le français son sous-marin, pendant que ce dernier détruisait les bouées radar du cuirassé lancé à leur poursuite- il caressait l'espoir de capturer vivant un autre professeur, lord Anikhan, paraplégique, qui se trouvait sur le bâtiment ennemi ; on ne pouvait donc pas espérer sa destruction, car elle aurait signifié sa mort. Le français, enfin, parvint à aligner l'une des bouées et à la détruire - et Archibald se rendit alors compte que les commandes étaient tenues non par ses mains, mais par celles de la jeune fille sauvée - et il croisa son regard, et il vit que ce dernier était aveugle. Un ersatz de jeune fille, ça prenait tout son sens. 

Herr Kapitän Zpektraz regarda avec Fureur le bâtiment franzöze lui échapper. Pas aussi furieusement que milord Anikhan, qui paraissait être en train de sautiller sur place, ce qui était fort, dès lors que l'on considérait qu'il était supposéement coincé dans son fauteuil jusqu'à la fin de ses jours. Sauf s'il remettait la main sur la fille, bien sûr. 

"Et bwien, alows ? S'écria t il. Qwattendez vouh pouh lui donner la chasse ? Il weste une bwée wadar, n'est il pas ? "

"Padzienze, lui répondit Zpektraz. Le pâtiment hennemih s'est rhévélé en kahpacité de tétruire la premièrh ; ne lui laizons pas l'okkazione di réhitérer l'exploit. Che prékonidze un repli Zur nos bases, et t'attentre k'il ze remanifezte ! Kar il fous feux fifant, herr professor. et fous Zavez très bien que ze que fous avez fait à à za petite fille, hil ne fous ne le partonnera chamais ! Tonk il refiendra, et nous l'akkeuilletons, bitte !"

Le paraplégique replongea dans le silence, tandis que le cuirassé repartait vers Alysia. 

Je devais m'avouer assez confus. Je pouvais jurer avoir exploré les mers, un autre monde, et en même temps, le souvenir de cet autre -Archibaldo - restait cuisant dans ma mémoire . en tous cas, nous n'aurions jamais réussi sans l'intervention providentielle d'Amy sur les commandes. Le gaulois se retourna triomphant chantonnant à mon adresse "Ersatz de jeune fille..." (son plan avait marché !) Et se figea en voyant Amy. Non qu'il soit surpris de la voir ; mais le regard aveugle le remplissait visiblement d'un incroyable sentiment d'impuissance et de misère, que rien ne semblait pouvoir conjurer. Enfin il balbutia :

"A...a... Amy ? T'es yeux...."

"Mes yeux ? Oh... c'est un détail. Attendez, laissez-moi deviner. Vous êtes un chevalier missionné par mon père pour me retrouver. "

"C'est plus ou moins ça. "

"Alors sachez une chose ! Je ne suis pas une damoiselle en détresse ! je suis une guerrière Bakkara et je me suis rendu auprès de Skroa car mon épée m'avait dit qu'il m'aiderait à trouver le meurtrier de ma mère. Et personne - et surtout pas mon père, le juge Razzia, ne m'en empêchera !"

"Et que feras tu devant ce meurtrier ? Il te tuera, ton père souffrira encore plus et ta mère ne sera pas Vengée. De toute façon, si tu es sa fille, sache que tu n'as pas à chercher plus loin. Je m'appelle Savinasse, et je suis me meurtrier de ta mère ! "

La phrase claqua dans l'habitacle du sous marin tandis qu'Amy analysait la phrase. Puis elle Demanda d'une voix sèche : "Comment ?"'

"En l'aimant. J'étais, à l'époque où Orchidia était vassal des gaules,  son amant, et lui ait donné une fille qui aurait eu ton âge aujourd'hui. Mais un soir que je lui rendais visite, un Childirelle du nom d'Anikhanskaywokeur s'est introduit dans le domicile du juge. Il a (Savinasse frémit, mi hésitant, mi horrifié) mangé ma fille et tué Arwen - ta mère. Je n'ai pu sauver que toi, et je t'ai rendu au juge razzia, qui m'a permis de partir à condition de libérer Orchidia du joug gaulois et de ne plus jamais te revoir. Ce que j'ai fait jusqu'à ce que tu sois capturée par Skroa, ajouta-t-il en levant les yeux. . Mais maintenant, je vais te laisser disposer de ma personne, mais te ramener à ton père."

Amy réfléchit quelques instants, puis déclara : "non. Je ne vais pas vous tuer. Songez que Vous m'avez sauvé deux fois la vie... mais s'il faut vous punir, je vais le faire. vous allez m'aider à devenir... la comparse du plus grand héros d'Alysia ! " 

Le gaulois resta coi quelques secondes ; puis il souria et déclara, avec joie ; "D'accord."

Voilà qui rendrait plus difficile de toucher la prime sur la tête d'Amy ! surtout que Razzia m'avait payé d'avance ...

Fin du chapitre 8...