Bonjour à tous ! De retour avec un petit OS qui m'est passée par la tête, portant sur le couple Solaris/Regen. Je compte sur vous pour me donner vos avis !
Dédicace à Martha pour m'avoir sublimement menacée pour que je le poste ! ❤️
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Si j'avais su qu'un jour, je me retrouverais ici, je ne l'aurais jamais crus. L'odeur anesthésiante des produits médicaux, la lumière aveuglante des locaux, j'attends sur un chaise en plastique blanche de ses nouvelles. J'ai peur, je tremble, je n'en peux plus. Elle n'aurait jamais dû faire ça. C'était logique, c'était dangereux ! Je l'avais prévenue et elle ne m'a pas écoutée. Et maintenant, elle se retrouve accrochée entre la vie et la mort. Tout tient en un seul fil. Ce seul fil qui peut tout faire basculer... Ou tout faire finir.
- Mademoiselle ?
Je relève la tête, le menton tremblant après l'interpellation. L'infirmière qui est sortie de la chambre en question me jauge d'un regard inquiet, peu rassuré. Un fine pellicule de sueur coule sur sa tempe.
- La réanimation de la patiente a été plus compliquée que prévue. Je me dois donc de vous prévenir que celle-ci est dans un coma artificiel, en attendant de trouver une solution plus adapté à son état. Étant donné les circonstances, c'est à vous de décider si vous désirez lui rendre visite.
Je sens mes jambes s'affaissaient. Je le savais. Les larmes me montent aux yeux, et je lutte pour ne pas les laisser couler.
- Quelle chambre ? demandé-je d'une petite voix que j'essaie assurée.
Un fin sourire s'étend sur le visage de celle-ci, comprenant mon désarroi et répond d'une voix rassurante et apaisante :
- Chambre 384, deuxième étage, au fond du couloir, troisième porte à droite. Mais vous verrez, c'est écrit dessus.
J'acquiesce laconiquement et le dirige donc vers le chemin indiqué. J'ai mal, mal partout : au cœur, à la tête, aux jambes... C'est horrible. Mon cœur bat la chamade comme si j'avais fait le marathon. J'essaie de me calmer, de détendre mes muscles avec régularité, mais impossible.
Arrivé en haut, je distingue une porte d'un beige clair, presque blanc avec comme écriteau "Chambre 383".
Ça y est. Les doigts tremblant, je pose ma main droite sur la poignée, l'abaisse avec un réticence non feinte et me retrouve sur le pas de la porte, les bras ballants.
Elle est là. Si il n'y avait pas autant de câble branchés autour d'elle, j'aurais pu penser qu'elle dormait.
Mais non. Elle est là, pâle comme la mort, les cheveux détachés à l'air libre aux reflets clairs.
Je m'avance lentement, m'assieds sur une chaise au couleur de la chambre - c'est-à-dire beige - et la détaille encore un instant.
Puis, prise d'un élan de tendresse, je caresse de ma main son front légèrement moite, et attends.
Attends.
Attends, encore. Attends un signe, attends un geste.
Rien.
Je prends alors brusquement une inspiration tremblante.
- Salut.
Silence. J'ai encore les mains qui tremblent, le souffle court et saccadé. À l'heure actuelle, je me bats pour ne pas m'effondrer.
En vain.
Un combat intérieur se déroule dans mon esprit ; entre souffrir ou mourir.
M'effondrer ou rester.
Rester mais souffrir.
M'effondrer mais s'apaiser.
Une larme roule lentement sur ma joue droite, traçant un sillon humide sur ma peau pâle au naturelle.
- Tu n'aurais pas dû faire cela. Je t'avais prévenue, je savais comment cela finirait. Et maintenant regarde-toi. Dans le coma ! Tu es dans le coma ! Tu m'as laissée tomber ! Alors que tu le savais... Tu savais que je t'aimais...
Seuls les échos de mes sanglots résonnent en répétions dans la pièce éclairée à la faible lueur du jour.
Et si elle ne se réveillait jamais ? Et si elle avait des troubles de la mémoires ? Et si elle ne me reconnaissait plus... ?
Mon cœur saigne et déborde d'amour, de passion, de désir, d'envie, de tout.
Je veux effleurer ses lèvres avec les miennes, les scellées d'une promesse. Être enfin heureuse et comblée, ne plus jamais avoir à souffrir. Pouvoir lui dire "Je t'aime" sans avoir à m'en inquiéter.
Et j'ai mal, si mal...
"I can be
So much stronger
When you're here with me" (1)
- ... Et tu m'as brisée...
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(1) Cette situation est les paroles d'une chanson que j'aime particulièrement : "Now I See" de Lou.