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Fanfictions

Traces de Sang: Chapitre 33

PRÉCÉDEMMENT: Aqruna étaye son accusation en présentant à la cour le témoignage d'une victime du massacre de Tergiverse. Un récit lourd qui désigne Razzia comme responsable de cette tragédie. Les mots du marchand remue le colosse, qui se sent emporté par la haine...

 

 

 

 

 

 

 

 

À ces mots, l'accusé lève sa tête vers cette haute voix. Il porte un visage qui contient avec grande difficulté une colère trop intense, qui déborde dans tous ses membres.

La haute autorité, face à ce volcan, serre son marteau plus ardemment encore, prête à commander qu’on l’isole.

Mais face à cette riposte, Razzia prends une inspiration fougueuse. Chargée de cette dernière, il prononce aussi calmement que sa terrible voix le permette :

 

« Votre Honneur. Je conteste entièrement ce témoignage.

 

Alors l’accusateur s’embrase.

-Comment osez-vous nier l’authentique témoignage d’une pauvre victime d’une telle tragédie !

-L’authenticité de ce témoignage n’est pas établie ! réplique l’accusé, piqué au vif.

-Quoi ! Vous osez !

-Et comment ! Votre rapport c’était déjà quelque chose, là c’est carrément du foutage de gueule !

-Votre Honneur, l’accusé me calomnie !

-Vous devriez songer à écrire des livres, ça sonnera plus authentique que vos armures de verre !

-DU CALME !! DU CALME ! tempère finalement madame la Juge en parvenant à crier plus fort avec son marteau.

 

Razzia, emporté par sa colère, ne se calme pas de suite. Il faut trois gardes pour le faire se rassoir.
Et encore : même assis il réagit en bête traquée.

 

« Accusé, je crois vous avoir dit que vous aggraverez votre cas si vous haussez de nouveau le ton. Vous ne me laissez plus le choix : vous serez également jugé pour outrage à la cour !! »

 

Cette parole sonne comme une agression, mais les mots choisis sont justes. Tels de massifs morceaux de glace, ils tempèrent la hargne du guerrier.

Bien que cette dernière s’enflamme de nouveau quand une désagréable plainte résonne dans le tribunal.

 

-Votre Honneur, l’accusé m’a accusé de falsifier des pièces à conviction !
J’exige réparation !

 

-Je vous somme de laisser la justice faire son travail, M. Aqruna. Tempère froidement la Juge.
« Vous seriez en droit d’obtenir réparation si l’accusé n’avait pas soulevé un point intéressant. »

-Un point intéressant ?! s’offusque le marchand.

-Vous avez effectivement soumis à la cour un rapport falsifié.

 

- !!

 

-En raison de la présence de ce doute, je ne vois guère qu’une solution.

-Votre Honneur… ! s’emballe Aqruna, suant à grosses gouttes sous son chapeau. « Vous n’allez quand même pas ! »

-Il suffit ! calme-t-elle d’un coup de marteau.

 

« Accusé, levez-vous ! » ordonne-t-elle, une fois l’agitateur calmé.

Un peu surpris, Razzia se relève. Son ardeur retombe un peu.

 

 

« Êtes-vous en mesure de fournir une preuve de ce que vous avancez ? »

 

 

Toute ardeur s’écroule, ensevelie sous la glace de cette grave question.

C’est terrible. Il sait si bien que son opposant est fourbe, mais il n’a aucun moyen de le montrer sans que ça ne passe pour de la rancœur personnelle. Il n’a rien à sa disposition qui soit recevable aux yeux de la loi.

Il est démuni. Désarmé. Perdu.

 

-Nous avons une preuve.

 

!
Une voix !

 

Mais elle ne provient pas du box des accusés.
Razzia comme tous dans cette salle d’audience braque un regard surpris vers cette main tendue inespérée…

Cette voix, elle émane du témoin qui n’a pas quitté la barre. Lui qui s’est effondré sous ses pleurs, le revoilà debout les yeux rougis.

Nobisa.

 

Ceci est peu réglementaire. C’est à l’accusé de présenter sa preuve, et non au témoin. D’autant que ce témoin a dans le regard la rage que l’accusé n’a plus. La juge hésite.
Dans son hésitation, Razzia adresse un regard à son jeune compagnon…

Quand ses yeux rencontrent les siens, il y voit moins de la haine que de la détermination.
Alors il choisit de s’y raccrocher.
Sans mot dire, il hoche la tête, rompant l’hésitation de la haute autorité.

 

-Eh bien présentez donc votre preuve. se reprend alors madame la Juge.

-La preuve n’est pas en notre position en cet instant précis.

-Vous osez vous moquer de la cour ! attaque Aqruna !

-Nous avons voyagé avec un.e rescapé.e du massacre de Tergiverse. Iel est actuellement en ville et travaille activement à chanter la mémoire de la ville. Iel se nomme Troubadour et iel exerce le métier de ménestrel.le. Nous souhaiterions l’appeler à témoigner.

 

-Fort bien. Que le témoin se retire pour aller quérir ce Troubadour. Je suspends l’audience jusqu’à son arrivée. »

 

 

Le procès se relance.

Razzia a failli basculer.

 

 

Bientôt Troubadour viendra avec la vérité sur

LES TRACES DE SANG

Dont Aqruna accuse le guerrier.

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shimyandvioline
Le mer 04/11/2026 - 12:22

C'est très bien écrit, comme toujours !!

Aqruna mérite le colère du colosse de Rymar ! Nobisa, va vite "quérir" ce Troubadour !